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« David et la fidélité » par Roberto Borghesi (Rome, Italie)

David et la fidélité par Roberto Borghesi (Rome, Italie)

David et la fidélité

 La recherche en peinture de David Boulanger est double. D’une part, c’est une confrontation avec l’histoire, l’histoire de la peinture. Et alors, on pourrait donner plusieurs noms d’artistes que David cite, depuis Leonardo à Van Gogh, et pourquoi pas le baroque et Klee. D’autre part, l’artiste est à la recherche d’un « autre » homme, on pourrait dire l’ « uebermensche » de Nietzsche. Encore une fois, cette recherche a son début dans l’histoire. L’image de l’homme est celle dont écrit Nietzsche, encore dans Le Crépuscule des Idoles, à propos des « Démons » de Sibérie de Dostojevskj. En effet, les figures d’hommes de David Boulanger semblent être coupées dans le bois, elles ont de la statue, mais pas de marre. Nous ne sommes pas, ici, du côté de Michelangelo. Hors, nous sommes plutôt du côté d’un Vincent au corps de paysan. L’homme de David Boulanger saute avec décision le « corps » des figures industrielles ; mais ce « corps » n’est pas projeté vers un retour innocent à la terre. Le portrait chez David Boulanger « expose » une figure d’homme dont le regard n’est jamais direct. Le regard, comme la pose, est de profil. Seul un portrait donne des yeux, vides, qui fixe le spectateur : c’est la « Tête à Toto ». Hors « Toto », c’est le nom d’une marionnette, c’est un nom « comique ». Mais il n’y a rien de comique dans ce portrait qui rappelle le calcul. Hors, l’homme, qui seul dans la galerie nous regarde, est une « tête », même pas un portrait, même pas un corps. C’est une tête numérique, un homme numérique, qui dans sa fixité sérieuse nous apparaît, selon l’auteur, un « Toto », même pas un nom propre, mais presque un nom nombre, comme les numéros entaillés suivent les bras des victimes à Auschwitz. Nous en sommes encore là ! ( voir Champ de têtes ). Mais la peinture de David propose, précisément à travers ses « démons », ses « Uebermensch », un renvoi à l’homme de la « renaissance », de la Renaissance. Ce n’est pas un hasard si l’on rencontre, avec une demi discrétion, la présence de Leonardo. Mais l’« homme » dans sa complétude n’était-il pas le thème de Leonardo ? Mais aussi l’« alchimie » ? David Boulanger semble en effet, dans sa peinture, un nouvel alchimiste ; sa potion est faite des morceaux de l’histoire de la peinture, qu’il remodèle dans une nouvelle formule. Il faut tout de même être attentif aux exceptions ; par exemple, à la ceinture-serpent, ou au Narcisse. Ce sont des citations, bien sûr, qui nous laisse penser à un autre souffle de la recherche de David Boulanger. Et, enfin, dans Le Regard du portrait, Jean-Luc Nancy écrit à propos de la ressemblance : « La ressemblance n’a rien à voir avec la reconnaissance » (Galilée, Paris, 2000, pg 40). A qui ressemble l’homme dont David Boulanger fait le portrait ? Ce portait annonce-t-il une « ressemblance » à venir ? Pouvons nous, nous contemporains, nous reconnaitre dans ce portrait ? Encore Nancy : « La ressemblance fidèle consiste bien à montrer autre chose que la correspondance des traits » ( pg. 43 ). Hors, précisément, la fidélité est un des traits de la peinture de David Boulanger : depuis Leonardo à lui-même, c’est la fidélité à l’« homme », cette fidélité qui, comme dirait Nietzsche, est « inactuelle » : Fidélité d’un « homme » à la recherche d’un « homme » : Et alors, le sens discret du portrait « classique » de Narcisse. Encore une fois, pour nous, David Boulanger est à la recherche de soi-même, comme toujours. Et nous le suivons, le regard émerveillé, car c’est bien la merveille, la veilleuse de la philosophie, comme disait déjà Aristote.

Bonne chance à venir à David.
Roberto Borghesi, mai 2009.

Roberto Borghesi,écrivain italien et spécialiste de Nietzsche.

Texte traduit de l’original italien :

Davide e la fedeltà

La ricerca in pittura di Davide Boulanger è doppia. Da una parte, è un confronto con la storia, la storia della pittura. Ed allora, si potrebbe fatta parecchi nomi di artisti che Davide cita, da Leonardo a Vaglio Goog, e perché non il barocco e Klee. Altra parte, l’artista è alla ricercata di un « altro » uomo, si potrebbe dire il « uebermensche » di Nietzsche? Ancore una volta, questa ricerca ha il suo inizio nella storia. Il himmage dell’uomo è quella di di cui scrive Nietzsche, ancore nel Crepuscolo degli Idoli, a proposito dei « Demoni » di Siberia di Dostojevskj. Le figure di uomo di Davide Boulanger, difatti, sembrano essere tagliate nel bosco, hanno della statua, ma non di mi diverto. Non siamo qui, dello quotato di Michelangelo. Fuori, siamo, piuttosto dello quotato di un Vincent al corpo di contadino. L’uomo di Davide Boulager salta con déciasion il « corpo » delle figure industriali; ma questo « corpo » non è progettato verso un retoour innocente alla terra. Il ritratto da Davide Boulager, « esponi », una figura di uomo don’t lo sguardo non è mai diretto. Lo sguardo, siccome la posa, è di profilo. Solo un ritratto dà degli occhi, vuoti che fissano lo specateur,: è la « testa di Toto. » Fuori « toto » è il nome di un marionette, è un nome « comico. » Ma non c’è niente di comico in questo ritratto che ricorda il calcolo. Fuori, l’uomo che solo, nel gallerie noi sguardo è una » testa », stesso non un ritratto, stesso non un corpo. È una testa numerica, un uomo numerico che danas il suo fixxité serio annodò appaiasse, secondo l’autore, un « toto », stesso non un nome « proprio, ma quasi un nome numero, come i numeri incisi suir le braccia delle vittime ad Auschwitz. Noi tutto sommato ancore là!(voir »Champ di teste ») Ma la pittura di Davide propone, precisamente attraverso i suoi « dèmons », i suoi « Uebermensch », un rinvio all’uomo della « rinascita », del Rinascimento. Non è un caso se si incontra, con una mezzo discrezione, la presenza di Leonardo. Ma il « uomo », nel suo complétude non era il tema di L’eonardo? Ma anche la « alchimia? » Davide Boulanger, sembra difatti, nella sua pittura una nuova alchimista; il suo possion è fatto dei pezzi della storia della pittura, che egli remodelle in una nuova formula. Bisogna essere attento, tutto di nonna agli individui; per esempio al cincture-serpente, dove al Narciso. Sono delle citazioni, bene su che ci lascio pensare ad un altro suffle della ricerca di Davide Boulanger. E, infine: in suono Lo sguardo del ritratto, Jean-Luc Nancy scrive di somiglianza. Scrive: « Il resemblance non ha niente da vedere col reconnaissance »(Galilée, Parigi, 2000, pg,40). Chi, a chi, questo-somiglia l’uomo di cui Davide Boulanger fa il ritratto? Questo portava annuncio una « somiglianza » a venire? Possiamo, contemporéens, riconoscerci in questo ritratto? Ancora Nancy: « Il resemblance fedele consiste bene in mostrare altro che il correspondence dei tratti » (pg43). Fuori, précisémet, la fedeltà è una dei tratti della pittura di Davide Boulanger: da Leonardo a lui nonna, è il fidèlité al « uomo », questo fidèlité che, come direbbe Nietzsche, è « inattuale »: Fidèlité di un « uomo » in cerche di un « uomo: Ed allora, il senso discreto del protrait « classico » di Narciso. Ancore una volta, puro noi, Davide Boulanger è alla ricerca di si nonna, come sempre. E noi lo seguiamo, lo sguardo èmerveillé, perché sono buono la meraviglia, il veilleuse della filosofia, come diceva già Aristotele.

Bonna fortuna ed a venire a Davide.
Roberto Borghesi, maggio 2009.

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